APERCU SUR LE SECTEUR CIMENT TUNISIEN:

Secteur vital en développement continu
Le secteur cimentier se compose actuellement de six usines de ciment gris et d’une usine de ciment blanc.

En Tunisie, l’industrie cimentière est l’une des activités industrielles les mieux structurées et les mieux réparties sur le territoire national. La localisation géographique des cimenteries a pris en considération, au moment de leur création, plusieurs facteurs dont le voisinage des centres de consommation, le développement équilibré de toutes les régions du pays et particulièrement la proximité des gisements de matières premières et l’existence des infrastructures nécessaires.

L’industrie du ciment, commence à avoir une longue histoire, la première usine ( Les Ciments Artificiels Tunisiens) a été installée depuis 1936 dans la banlieue sud de la capitale, la seconde en 1953 dans la région de Bizerte (Les ciments de Bizerte).
En réponse au développement du pays et à son économie d’autres usines ont été créées. Durant les années soixante dix, deux usines ont été installées, l’une dans le Sud, prés de la ville de Gabes ( les Ciments de Gabes), l’autre dans le Nord Ouest à Tajerouine (Les ciments d’Oum El Kélil), en même temps que l’extension de l’usine de Bizerte. Durant les années quatre vingt, il y a eu création de deux usines de ciment gris l’une à Enfidha (Les ciments d’Enfida), l’autre à Jbel Oust (Les ciments de Jbel Oust) et une usine de ciment blanc à Fériana ( SOTACIB) avec un capital partagé à parts égales entre la Tunisie et l’Algérie.

Dans le cadre de la libéralisation du marché et en accord avec la politique de désengagement de l’Etat des activités concurrentielles, la privatisation des entreprises du secteur a débuté en 1998.
Grâce à l’attractivité du secteur, entre octobre 1998 et la fin 2005, 04 usines de ciment gris et l’unique usine de ciment blanc ont été cédées au profit des groupes privés internationaux :

Compte tenu de la conjoncture économique favorable, des études pour la mise en place de nouvelles usines sont en cours de réalisation pour garantir l’approvisionnement du marché local et répondre à la demande des exportations de plus en plus croissante.


La Production
Grâce aux investissements réalisés par l’ensemble des usines aussi bien privées que publique, la capacité de production totale installée du secteur est passée de 4,510 millions de tonnes de clinker par an à 6 millions de tonnes en 2006. Ainsi les ventes sur le marché local, sont passées de 4,109 millions de tonnes en 1998 à 5,835 millions de tonnes en 2006, soit une évolution dépassant les 39 %.

Quant à la production de clinker blanc elle est passée de 183 mille tonnes en 1998 à 337 mille tonnes en 2006, soit un accroissement d’environ 84,5%.

Actuellement les usines du secteur comptent au total  10 lignes de production utilisant un procédé à voie sèche.

 

En plus de l’augmentation de la production, les investissements du secteur ont été orientés vers l’amélioration des performances des équipements de production. C’est dans ce cadre que la plus part des cimenteries ont procédé, et continuent à le faire, à l’acquisition de nouveaux équipements de haute technologie.

Les Ventes Locales et les Exportations
Le secteur a prouvé sa capacité à s’adapter avec les demandes du marché local et à l’export. Les approvisionnements du marché national, qui constituent une priorité du secteur, ont été satisfaits de façon régulière.

Ainsi durant la période du 10e plan (2002 – 2006), les ventes du secteur étaient de 28,917 millions de tonnes de liants gris (ciment + chaux) et de 651 mille tonnes de ciment blanc.

 

Durant la même période, le secteur a exporté 3,735 million de tonnes de ciment gris et 878 milles tonnes de ciment blanc à destination de marchés européens et arabes.

Maîtrise de l’énergie
L’économie de l’énergie, la diversification de ses sources et la rationalisation de son utilisation ont constitué, en convergence avec les orientations du pays, une préoccupation de tous les instants pour le secteur connu pour la charge particulièrement lourde du poste « énergie » sur ses coûts. Ainsi les efforts ont été déployés dans ce domaine pour reconvertir les cimenteries tunisiennes à l’utilisation de combustibles alternatifs en fonction de leurs prix et de leur disponibilité sur le marché. Ainsi certaines usines ont mis en place des ateliers de broyage de coke de pétrole.

Actuellement trois usines fonctionnent au coke de pétrole (SCG, CJO et CE), trois autres cimenteries fonctionnent au gaz naturel (CAT,CIOK et SOTACIB), quant à la cimenterie de Bizerte, elle utilise le fuel lourd N°2 et installe actuellement un atelier de broyage pour le coke de pétrole et le charbon.

Dans le cadre de l’optimisation de l’énergie, les cimenteries du secteur procèdent à la réalisation d’audits énergétiques périodiques, conformément à la loi 50 - 87 du 13 janvier 1987, qui débouchent sur l’instauration de contrats programmes entre l’Agence Nationale pour la Maîtrise de l’Energie (ANME) et la cimenterie concernée.

Ainsi les investissements réalisés par le secteur dans le domaine du développement durable concernant le volet combustible et matières premières ont dépassé les 230 MDT durant la période du 10e plan. Les investissements prévus, dans ce cadre, au cours du 11e plan, dépassent les 307 MDT.

Dans le domaine de l’utilisation des énergies renouvelables, la majorité des cimenteries ont signé une convention avec l’ANME pour la réalisation de projets portant sur la production de l’énergie électrique à partir des éoliennes.

Système de management qualité et la certification ISO 9001
Les cimenteries Tunisiennes ont adhéré à l’ensemble des programmes nationaux de la qualité et elles étaient les premières à l’échelle nationale à procéder à la mise en place de système de management qualité en collaboration avec l’Institut National de la Normalisation et de la Propriété Industrielle (INNORPI) et à collaborer à l’échelle internationale avec les organismes certificateurs.

L’ensemble des produits fabriqués par le secteur sont certifiés conforme à la Norme Tunisienne NT 47-01 (équivalente à la norme européenne EN 197-1) et portent également, pour la plus part d’entre eux, le marquage CE.

Les usines du secteur ont fait certifier leurs systèmes de gestion de la qualité selon le référentiel ISO 9001 par l’INNORPI et par des organismes certificateurs à l’échelle internationale.

 

L’adoption du système de management de la qualité a permis aux cimenteries d’être à un niveau élevé en mesure de maîtriser, d’une part la qualité du produit et d’assurer, d’autre part, une rentabilité économique

La Protection de l’Environnement
Compte tenu de l’impact de l’industrie du ciment sur l’environnement, les usines du secteur ont procédé à la réalisation, en partenariat avec les institutions et organismes spécialisés, d’études nécessaires et à la mise en œuvre des moyens permettant la maîtrise de la pollution par la mise en place de projets portant sur la mise à niveau des installations de dépoussiérages et par l’acquisition de nouveaux équipements les plus performants pour la réduction de la pollution et de ses retombées.

Les investissements du secteur dans le cadre du développement, durant la période du 10e plan, ont dépassé les 326 M DT.

L’enveloppe budgétaire prévue par le secteur, durant la période du 11e plan (2007-2011) dans le domaine du développement durable est de 370 MDT dont 63 MDT sont dédiés à la protection de l’environnement et à l’amélioration de la qualité de la vie.

L’ensemble des cimenteries du secteur a souscrit des conventions d’assistance pour la mise en place d’un système de gestion conforme au référentiel international ISO 14001 et s’attellent à obtenir la certification de leur système au cours de 2007.

Le Développement Durable de l’Industrie du Ciment
Le 23 février 2007, au siège du Ministère de l’Industrie, de l’Energie et des Petites et Moyennes Entreprises et avec le soutien direct et sous le patronage de Monsieur Le Ministre de l’Industrie, de l’Energie et des Petites et Moyennes Entreprises et Monsieur Le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable, a eu lieu la signature solennelle de la Charte de Développement Durable de l’Industrie Cimentière Tunisienne par l’ensemble des dirigeants des cimenteries du secteur.

Cette Charte vise à assurer un avenir durable pour tous avec le droit aux générations futures de vivre dans un environnement sains.

En harmonie avec les orientations du pays dans le domaine de l’environnement, les cimenteries ont procédé à la mise en place d’une démarche qualité environnement ayant pour but l’assurance du développent durable pour le secteur, alliant rentabilité économique, protection de l’environnement et responsabilité sociale.

En harmonie avec les orientations du pays dans le domaine de l’environnement, les cimenteries ont procédé à la mise en place d’une démarche qualité environnement ayant pour but l’assurance du développent durable pour le secteur, alliant rentabilité économique, protection de l’environnement et responsabilité sociale.